vendredi 8 juin 2012

Les Imaginales d'Epinal : un grand moment !

Pardonnez-moi d’avance, ce post va être un peu long, mais il y a tant à dire après un tel week-end.

Avertissement :
toute ressemblance entre un certain Alaric adepte du jacuzzi et le Alaric cité dans cet article n'est absolument pas fortuite.

Une expérience enrichissante serait sans doute un résumé suffisamment évocateur pour mes deux jours à Epinal mais je ne peux me résoudre à n'utiliser que ces trois mots trop réducteurs. Alors si vous avez un peu de temps, je vous propose de vous raconter ce qui se cache derrière.

Mais avant tout, certaines précisions me semblent importantes. Il faut savoir :
- que la date du Festival était marquée d'une croix rouge dans mon agenda depuis l'an dernier (période où un grand nombre de compte rendus de grenouilles avaient éveillés en moi curiosité et envie) ;
- qu'à compter de cette même époque, je préparais psychologiquement ma moitié à se passer de moi pendant un long week-end ;
- et que l'accès à Epinal en train depuis le Sud-Est n'étant pas d'une évidence limpide, avec ma copilote Elyna, nous avions décidé de faire le trajet en voiture (7h18 de route d'après Saint Mappy).

Autant dire que j'avais mis la barre haute concernant mes attentes !

Bref, venons-en au fait. Départ prévu le vendredi matin à 8h20, effectif à 9h00 (je rappelle que je suis une femme). Arrivée à Avignon vers 10h15 et re-départ vers 11h00 (ben oui, ma copilote est une femme aussi). Le trajet se déroule bien si on occulte les problèmes de turbo de ma voiture pourtant fraîchement réparée (conséquence : vitesse maxi bloquée à 120km/h en descente, pied au plancher et le vent dans le dos) ou encore nos conversations enflammées avec le GPS qui nous propose des routes improbables et des ronds points imaginaires. Avec tout ça, nous débarquons à Epinal à 19h15 (à peine plus que les prévisions Mappy…).

Mais nous sommes arrivées et rien ne peut entacher notre enthousiasme sauf la fatigue. La tante d’Elyna qui nous héberge nous offre un bon repas et c’est impatientes du lendemain (et après une bonne moitié de Kho Lanta... qui a gagné au fait ?) que nous allons nous coucher.

Réveil à 8h45, petit déj’, toilette (je vous passe les détails) et hop, en voiture pour le Festival.

Première impression : c’est grand. Cela dit, quand on sait que le premier salon de l’imaginaire auquel j’ai assisté était à Lambesc, on comprend mieux ! Des stands partout, éditeurs, illustrateurs, auteurs, tous plus beaux les uns que les autres, présentant leurs bébés (je parle de leurs romans bien sûr même si pour certaine, le vrai bébé était là aussi). A peine entrées, premier arrêt, ben oui, Thomas John est là ! Premier achat aussi, aïe ! Nous continuons et croisons Christophe qui nous raconte ses aventures avec l’illustrateur de ses couvertures : très instructif mais un peu flippant quand même. Aliya nous rejoint et nous parcourons la ‘bulle’ avec grand plaisir. Nous croisons quelques grenouilles dont Elikya et Célia (et profitons de cette rencontre pour signer une certaine pétition qui n’atteindra malheureusement pas les 1000 signatures nécessaires à sa réalisation). Dans l’euphorie, nous manquons toutes les conférences du matin, tant pis.

Puis, le grand moment du pique-nique arrive. Naturellement, tout le monde s’installe, Alaric prend l’organisation en mains, boissons à gauche, salés au milieu, sucré à droite… De dix, nous passons à vingt puis trente pour finir près d’une centaine (j’exagère peut-être mais je suis du sud alors vous ne m’en voudrez pas !). Jean-Claude sort le foie gras et s’allonge dans l’herbe pour le servir : mémorable ! Je retrouve avec joie Takisys et fais connaissance d’autres grenouilles, notamment Siècle, Loweya, Isaiah, et je me nourris plus de conversation que de véritable nourriture ! Takisys nous raconte le speed dating, si son 'rapport' en a motivé certain(e)s, de mon côté, il m'a carrément refroidi !

L’après-midi, première conférence du week-end : le roman historique… c’est rien que du bonheur. Je porte un intérêt particulier à ce thème puisque mon nouveau projet est un roman historique fantastique. Je retiens l’idée de Jean-Philippe Depotte qui nous explique que l’histoire est un grand terrain de jeu pour nos personnages car j’approuve totalement. Nous flânons le reste de l’après-midi avec halte achat Nadia Coste, Magali Ségura et tant d’autres, halte buvette aussi… Nous quittons finalement le Festival (ne me demandez pas l’heure, je n’en ai aucune idée) pour aller boire un verre en ville.

Le verre se transforme en pizza. Nous sommes une vingtaine, c’est très convivial et Alaric se fait remarquer, comme d’habitude semble-t-il. Même Célia n’a pas réussi à lui voler la vedette en manquant de peu le séjour aux urgences (petite chute improvisée à cause de la table bancale de Thomas John. Une minute, nous avons très peur mais non, ce n’est pas du sang, seulement le vin rouge de Thomas). Isaiah me fait subir l'épreuve du pitch de mon projet et je transpire à grosses gouttes mais il parait que je m'en suis pas mal sorti. Après le repas, le groupe se sépare et nous nous retrouvons une dizaine au bar à vin. L’ambiance est plus intime, l’alcool coule à flot, les langues se délient… Takisys nous parle d'un alignement de fesses (très peu en ont profité malheureusement, et je ne fais pas partie de celles-là, cependant j'envie encore moins la situation de Célia qui était présente mais tournait le dos à la scène), Alaric nous dévoile son penchant pour les vaches et les plans couette, et pour finir, même absente, les tentacules continuent de poursuivre Blackwatch. Comment ça vous ne me croyez pas ? Demandez à Isaiah, il a pris des notes !!! Bref, vous l'aurez compris, nous passons une excellente soirée. Mais toute bonne chose a une fin et nous devons nous séparer. Alaric craint de dormir dehors car il a oublié ses clés dans la chambre d'hôtel et nous nous gardons bien de lui proposer asile pour pouvoir en rire le lendemain… juste au cas où !

Le dimanche, il pleut. Nous (Elyna, Aliya, Alaric, Isaiah et moi) enchainons deux conférences : Imaginaires d’ailleurs… quand le roman se nourrit d’autres cultures et Bragelonne Comment ça marche. La première me donne envie d’acheter les ouvrages des intervenants, la seconde me donne envie de publier !!! Elyna s’entretient avec Stéphane Marsan (sans commentaire mais croisons les doigts). Nous grignotons un sandwich et Alaric nous quitte. Isaiah rentre sur Lyon, nous lui proposons de faire le voyage avec nous. Dernière tournée de la ‘bulle’ où j’achète les cadeaux pour ma petite famille (et je ne résiste pas à un dernier bouquin pour moi… pour la route).

Et voilà, nous quittons Aliya et partons récupérer nos affaires chez la tante d’Elyna (que je remercie infiniment pour son accueil si chaleureux et les pâtés Lorrains !). J’ai le cœur gros, tout est passé bien trop vite, et je suis déjà impatiente de revoir tout ce petit monde. Le trajet de retour nous permet de connaitre un peu mieux Isaiah et c’est un grand plaisir.

Conclusion :
des retrouvailles, des rencontres, des moments de partage, des discussions passionnantes, des trouvailles romanesques, bref, un week-end formidable (pendant lequel je suis restée très raisonnable… si c’est vrai !!!)

lundi 28 mai 2012

Le début de la fin d'Entre les ailes du Phénix

J'ai hésité sur le premier sujet à aborder après cette longue absence mais après réfléxion, il m'a semblé plus qu'approprié de commencer par l'avancée du projet que vous avez pu suivre sur ce blog, à savoir : Entre les ailes du Phénix (que je nommerai ELAP dans la suite de cet article).

Eh bien, je suis heureuse d'annoncer que le roman a vu son point final le 31 octobre 2011 (je sais, j'aurai pu prévenir avant quand même !!!).

Cette expérience a été pour moi une vraie aventure et parvenir à la fin est une fierté. Oui, une grande fierté même, car mon impatience fait que j'ai souvent du mal à aller au bout des choses. Mais avec le recul, je sais aujourd'hui que je n'aurai pu atteindre cet objectif sans soutien. On dit qu'écrire est une activité solitaire et il est clair que lorsque nous sommes devant notre écran (ou notre feuille blanche) nous ne pouvons compter que sur nous-même. Pourtant, partager cette passion a sans aucun doute été pour moi la meilleure décision que je n'ai jamais prise dans le domaine. Les encouragements, le soutien, les mots gentils et les critiques constructives, bref, tout l'intérêt que mon projet a suscité et les marques d'affection que j'ai reçu ont été une aide précieuse qui m'a poussée à me surpasser.

D'ailleurs, je profite de ce message pour remercier tout particulièrement Takisys, Kaze, Karn, Step-, Ermina et Aliya pour leur soutien régulier et sans faille ainsi qu'Elyna et AxelleC pour nos rencontres et les quelques séances d'écriture grâce auxquelles j'ai terminé ce projet.

Et maintenant ? me direz-vous et vous auriez raison de poser la question.
Tout le problème est là. J'avais décidé de me laisser un bon mois pour me vider la tête en partant sur un autre projet, celui que j'avais mis de côté pour écrire ELAP, avant de revenir sur la correction. Mais les choses se déroulent rarement comme on les imagine. Galicia et la Terre oubliée n'a pas avancé, trop de trous dans le sénario, de personnages superficiels et de questions techniques sans réponse (c'est un roman de SF). Bref, je n'étais toujours pas prête à reprendre ce projet. Résultat des courses, je n'ai plus rien écrit pendant des mois. Peut-être que toute mon énergie s'était consumée avec mes phénix (métaphore un peu facile, je vous l'accorde !). Cela étant, j'avais de toute façon décidé de ne pas forcer les choses, ce qui fut bénéfique car voilà qu'au mois de février (pile poil un an après le début d'ELAP) une idée a germé dans mon petit cerveau. L'attraction a alors été trop forte, je me suis embarquée dans cette nouvelle aventure sans réfléchir.

Je n'ai cependant aucun regret. En attendant que je deigne revenir sur ELAP, mon manuscrit est entre de bonnes mains. Cet oeil extérieur me permettra d'entamer les corrections avec quelques pistes, notamment concernant les problèmes de forme récurrents, de tics d'écriture ou encore les incohérences de fond que recèlent mon histoire, ce ne sera que mieux.

Conclusion :
- les vacances d'ELAP se prolongent pour l'instant ;
- Lune de Feu est naît et demande beaucoup d'attention, ce que je souhaite lui donner mais je vous parlerai de cette nouvelle aventure plus en détails très bientôt !

vendredi 25 mai 2012

De retour !!!

Je ne le dirai jamais assez, le temps passe trop viteeeee !!!

L'avantage de cette longue période sans donner de nouvelles est qu'aujourd'hui, j'ai des tas de choses à raconter. Entre mon changement d'activité professionnelle (mais sur ce sujet, je ne vais pas m'éterniser), mes quelques lectures, notre voyage à New York, l'évolution de mes projets d'écriture et très prochainement mon week-end à Epinal, j'ai de quoi préparer de petits articles sympa (enfin, j'espère).

Je n'en dis pas plus pour ce soir car ma semaine a été longue, mais rassurez-vous, je me suis fixée un objectif : revenir trainer par ici au moins une fois par semaine. Ce long week-end verra donc se publier le premier article d'une régulière série. Souhaitez-moi bonne chance !

dimanche 13 novembre 2011

La bêta-lecture ?

Mais qu'est-ce que cette bête là ???

Pour celles et ceux qui se poseraient la question, voici quelques explications.

La bêta-lecture est une lecture critique d'un texte. Elle consiste à en dégager les points forts comme les points faibles aussi bien sur le fond que sur la forme.

Par exemple, ce serait :
* Sur le fond : souligner les incohérences temporelles ou de scénario, les problèmes de crédibilité entre personnages, de déroulement logique, de proportions structurelles...
* Sur la forme : souligner les excès de répétitions, les problèmes de constructions grammaticales, de registre de langue, de lourdeurs de phrases...

Mais attention, dans une bêta-lecture, il ne suffit pas de dire ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas, il faut argumenter afin que l'auteur comprenne le point de vue avancé. Libre à lui ensuite d'apporter ou non les modifications nécessaires selon les commentaires reçus.

Le forum Le Co-Lecteurs offre la possibilité aux auteurs d'être bêta-lus sur des extraits de romans ou des nouvelles sur lesquels il souhaite un oeil extérieur. En échange, ils doivent à leur tour, bêta-lire les textes des autres.

Vous l'aurez compris, le fondement du forum est l'échange et la réciprocité dans le plus grand respect de chacun.

samedi 8 octobre 2011

Le Co-Lecteurs

Ah, le mois de septembre, un mois bien rempli entre rentrée scolaire, rentrée sportive, rentrée musicale !

D'habitude, passé septembre, j'arrive à reprendre le dessus et à m'aménager un peu de temps pour mes activités personnelles mais cette année, quelques événements et changements ont modifié la donne.

Entre les problèmes de dos de mon homme, l'inscription à la batterie d'Axelle, ma reprise du sport (enfin, une petite séance de step une fois par semaine) et mon investissement pour la création d'un forum sur l'écriture, je ne sais plus où donner de la tête.

D'ailleurs, je vais en profiter pour vous présenter le forum que je viens de vous citer. Sous l'impulsion de passionnés, je me suis embarquée dans l'aventure du Co-Lecteurs.

Le Co-lecteurs, qu'est-ce que c'est ? Un forum pour :
1/ Aider les jeunes auteurs à travailler leurs écrits ;
2/ Partager les expériences de chacun dans le monde de l'écriture ;
3/ Promouvoir la littérature francophone.

Pour cela, le forum propose des sections appropriées dont les plus importantes ont pour vocation l'échange de lectures critiques (nommées bêta-lectures).

Mais je vous laisse découvrir ce lieu de convivialité, d'échange et de respect en cliquant ici